Pendant la visite
- Une odeur de moisi, même légère.
- Plinthes déformées, salpêtre, enduit qui sonne creux au pied des murs.
- Les angles froids, derrière les meubles et les placards du mur nord : points noirs de moisissure.
- La cave ou le sous-sol : traces d'eau au sol, ligne de dépôt sur les murs, pompe de relevage.
- Des vitres embuées et des joints noirs.
- Un mur fraîchement repeint seul, ou un appareil déshumidificateur en marche.
Les documents à demander
L'état des risques, joint au dossier de diagnostic, indique si la commune est concernée par un risque d'inondation et les arrêtés de catastrophe naturelle qui l'ont touchée. Demandez aussi les factures de travaux d'humidité déjà réalisés et leur garantie. Si le doute persiste, une expertise humidité avant le compromis, ou une condition suspensive, permet de chiffrer le traitement et de négocier sur une base écrite.
Les questions qu’on nous pose
Peut-on se retourner contre le vendeur d'une maison humide ?
Il doit être loyal : dissimuler une humidité connue peut constituer un vice caché ou un dol. Le recours est difficile si le défaut était visible à la visite ; d'où l'intérêt d'une inspection attentive.
Une maison humide est-elle une mauvaise affaire ?
Non, si la cause est connue et le coût chiffré. Le danger est de découvrir après coup une cave régulièrement noyée ou des murs saturés sur toute la hauteur.